Surélévation Capo-Colline-Cluse : une toiture traditionnelle qui réjouit les équipes Constantin

Sur cet intéressant projet de surélévation et de normalisation énergétique, notre entreprise a été chargée de réaliser une nouvelle toiture pour deux immeubles situés dans le quartier de l’hôpital universitaire de Genève. L’architecte a opté pour une couverture classique en terrasson, avec un magnifique brisis. Frank Boccalari, successeur d’Alain Morel à la tête de notre département ferblanterie et responsable de ce chantier, nous en dit plus.  

Pouvez-vous nous décrire le projet ?
Il s’agit de deux immeubles perpendiculaires situés au boulevard de la Cluse 2-4, à la rue de la Colline 16 et au quai Capo-d’Istria 17. Les bâtiments ont été surélevés de deux étages, nécessitant la construction d’une nouvelle toiture, mission qui nous a été confiée. Pour ce faire, le bureau d’architectes Omarini Micello, responsable du programme d’ensemble, a choisi un terrasson avec un brisis en zinc quartz en plaquage double agrafe, afin de couvrir une surface de 900 m². Un décaissement de 1,60 m sur le toit facilite l’installation des tuyaux de ventilation, des pompes à chaleur et des panneaux solaires. Un pavillon communautaire à la disposition des locataires a également été aménagé. Nous avons aussi remporté l’adjudication de la toiture pour ce pavillon.  

Architectes : Omarini Micello architectes SA | Photo : Richard Bugmann

Quels matériaux et techniques utilisez-vous pour cette surélévation ?
L’architecte a sélectionné le zinc quartz pour son esthétique et sa durabilité. La structure est en bois, avec un plancher en sapin brut (l’ossature du toit), que nous avons posé nous-mêmes. Un vide d’air de 6 cm a été maintenu sous la toiture afin de garantir une ventilation adéquate, essentielle pour prévenir l’humidité et les moisissures. En complément, 23 lucarnes par bâtiment, installées par le charpentier, sont habillées de zinc par notre équipe.  

Le chantier est situé dans une zone habitée. Comment gérez-vous cette situation ?
Nous avons fait de notre mieux pour limiter les nuisances. Habitués aux travaux en zone dense, nous cultivons un dialogue constant et prenons en compte les souhaits des locataires, lorsque cela est techniquement possible. Le bureau d’architectes pilote cette question de manière exemplaire. Après une première réunion d’information avec les résidents, une seconde a été organisée, incluant les enfants. Des activités de découverte leur ont été proposées : les maçons les ont initiés au coffrage et les plombiers leur ont montré comment souder des tuyaux pour fabriquer des porte-crayons. Cette approche a apaisé les esprits et a encouragé une coopération harmonieuse.
 

Architectes : Omarini Micello architectes SA | Photo : Richard Bugmann

Combien de temps durera le chantier ?
Pour chaque bâtiment, notre intervention s’étale sur trois à quatre mois. Le chantier devrait ainsi se terminer fin mai 2026.  

Quelles sont les tendances récentes en matière de toitures à Genève ?
Indéniablement les surélévations plates pour maximiser l’espace habitable et réduire les coûts. La disparition progressive des toits pentus menace les savoir-faire traditionnels de l’artisanat genevois. Avec plus d’un siècle d’expérience dans le canton, nous sommes sensibles à la pérennité de ces compétences et restons engagés pour préserver cet héritage.
 

Architectes : Omarini Micello architectes SA | Photo : Richard Bugmann